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Descriptif de nos activiés en général
Qui est « Amitié en humanité » 
Amitié en humanité 
 s’est constitué suite aux événements de de Charli-Hebdo. En effet, bien  
qu’une partie, pourtant important de la communauté musulmane dénonçait de telles pratiques,  
du côté occidental, l’opinion publique n’y croyait pas. 
Certains chrétiens - (par chrétiens, il faut entendre des personnes de mentalité occidentale car  
bien des non-croyants de la région vont s’associer à la démarche) – se sont interrogés sur le  
fait que : « pourquoi on croit au message des terroristes et pas à celui des musulmans qui  
s’oppose à cette violence ». Il fallait donc entrer en contact avec ces musulmans qui se  
réclament non-violents et qui cherchent la tolérance. C’est ce qu’à chercher à faire le  
mouvement et l’écho a été immédiat de la part de la communauté musulmane. 
Ensemble, nous avons, alors, créé «  
Amitié en humanité 
 ». 
Si, aujourd’hui, la compréhension et l’amitié sont acquises entre communautés, il manque  
toutefois encore l’intégration. 
L’intégration c’est quoi ? C’est vrai qu’en tout premier lieu, et pour beaucoup de gens, c’est  
l’intégration dans le travail, dans le « se subvenir à soi-même ». Mais c’est aussi là que se  
cache le piège de l’intégration : « à soi-même ». L’intégration, c’est plus que ça. 
Prenons un exemple. Une famille Valaisanne plutôt catholique ou ne famille Vaudoise, plutôt  
réformée vient habiter dans un village d’Ajoie, par exemple. Après quelques semaines déjà,  
les gens participent à la vie locale. À l’épicerie ou à la boulangerie, on cause, on se cause  
comme on dit ici. Avec les émigrés, on est poli sans plus et c’est ça qu’il faut arriver à  
changer. 
 C’est ce que nous cherchons à faire : nous intégrer les uns les autres avec nos différences. 
Il y a sans doute parmi ces émigrés quelqu’un qui sait jouer d’un instrument. Pourquoi  
n’entrerait-il ou n’entrerait-elle pas à l’orchestre d’accordéon, à la fanfare, à la chorale. Un  
autre est surement un bon footballeur où l’équipe de 2 
ème 
 ligue locale l’accueillerait bien  
volontiers. Ça se serait l’intégration  
Notre premier repas en commun, le 21 mars 2015 
Pour commencer par un bout, on a, le 1 
er
 jour du printemps 2015, organiser un repas en  
commun au Centre l’Avenir à Delémont avec 11 personnes musulmanes et 11 personnes  
chrétiennes. Bien sûr, c’était un choix d’avoir voulu conserver la parité pour chaque  
communauté. Mais dans le fond, quelle importance puisque finalement on était 23 ! 
Ce repas fut un vrai moment d’échange, de partage et de découverte. Une toute jeune dame  
musulmane, travaillant dans un EMS de la région, nous a fait part des difficultés qu’elle  
ressentait face à ces collègues de travail parce qu’elle voulait garder le voile, ce signe qu’elle  
avait intégré depuis sa plus tendre enfance et qui, pour elle, n’était pas un signe de combat,  
comme le lui reprochait l’entourage mais une marque d’attachement à sa tradition.